Passionnés de voyage, concepteurs de vélos.

Nous avons eu le plaisir de rencontrer César, responsable communication pour les vélos de voyage Riverside. Avant d’être communiquant, César est surtout un passionné. Il nous raconte l’histoire du développement de la gamme, imprégnée de co-création depuis le premier jour !


Bonjour César ! Qui es-tu ?


Je suis un fan de voyage à vélo. Un geek du vélo sous toutes ses formes : vélo ville, du gravel, parfois je fais du vélo route mais jamais avec des cales auto ! Je ne suis pas porté sur la performance. 

Pour moi le vélo c’est une machine d’autonomie et d’exploration. 

Cette passion vient à la base d’un pari, puis m’a suivi, j’ai adoré et puis je suis parti de plus en plus loin, de plus en plus longtemps et de plus en plus fréquemment. 

Finalement mon quotidien de bikepacker est plus d’aller bivouaquer dans les Monts des Flandres ou sur un terril que de partir en Bolivie. Donc voilà, je suis un grand voyageur à vélo, et puis je travaille chez Decathlon.


Comment en es-tu arrivé là ?


À la base, je voulais partir un an avec trois potes. Nous avons rencontré l’équipe de conception sur un salon de voyage à vélo. Ils commençaient tout juste à bosser sur le projet. Ils nous ont prêté quatre vélos pour que l’on travaille ensemble sur la conception. Les vélos ont évolué au fur et à mesure de nos retours, commentaires, etc.

C’est comme ça que je me suis dit que ce métier était complètement fou, et que j’ai su que je voulais faire parti de cette histoire.


De quoi parle t-on ?


On parle d’une gamme complète pour les voyageurs. Il y a trois vélos : un premier pour découvrir le voyage, un second “parfait pour faire le tour du monde”, et finalement un dernier plutôt d’aventure offroad, capable de rouler sur vraiment n’importe quel terrain.

On parle aussi de deux gammes de sacoches : des sacoches latérales classiques, sur porte bagage, et d’un kit complet de sacoche bikepacking (sans porte bagage, fixé directement sur le cadre, la selle ou le guidon).


On parle de 4 années de développement, 500000 km de tests éprouvés par les vélos, d’une centaine de voyageur.euses impliqué.es tout au long du processus de développement autour d’une équipe de 5 décathlonien.es passionné.es.


L’équipe de conception en test terrain


Comment est né le projet ? 


D’une part, le projet est né d’un heureux hasard : l’équipe constituée comptait plusieurs pratiquants partageant la même passion pour le voyage à vélo, et ont commencé à pousser le sujet.

D’autre part, il est né d’observation, comme on le fait quasi systématiquement chez Decathlon. En commençant le projet de la nouvelle gamme de vélos de randonnée / VTC, nous nous sommes aperçus que le voyage était une tendance montante. 


Qu’est-ce qui vous a motivé à le lancer en co-création ?


On peut faire le meilleur vélo de voyage au monde, mais on ne peut pas y parvenir qu’à 5 personnes. Il y a plein de manières de pratiquer le voyage, et la richesse du projet c’est cette communauté. Dès le début il y avait cette volonté : ”ne pas concevoir ce vélo dans des bureaux Decathlon, mais plutôt le faire autour du monde”. Nous nous sommes positionnés comme portes parole de tous les voyageurs rencontrés à travers les voyages ou les interactions digitales. 


L’équipe est partie un peu partout (missions tests, interviews, voyages) mais si on voulait que ce vélo soit développé sur le terrain, il fallait qu’il puisse continuer de rouler lorsque nous étions au bureau. C’est ce qui nous a motivé à nous entourer d’une équipe - géniale - d’ambassadeurs.


L’ambassadeur Olivier Peyre (En route avec Aile) en test terrain


Qu’est-ce qu’un bon vélo de voyage ?


C’est une machine à réaliser des rêves ! C’est un vélo tellement robuste, durable, fiable et confortable qu’il est capable de faire le tour du monde plusieurs fois. Tu n’as qu’à changer les consommables, et ça repart ! C’est une machine dans laquelle tu dois avoir hyper confiance. Qui possède une bonne capacité de chargement, aussi. On pourrait même dire que c’est un vélo capable de se faire oublier. 

Le vélo c’est juste un moyen de voyager. La plupart de nos utilisateurs voyagent pour le voyage, et pas pour le vélo ! Ils se sont simplement rendu compte que c’était le meilleur compromis entre des convictions environnementales (je ne veux pas prendre l’avion) et le nombre de km parcourus en un temps imparti. Le vélo c’est le juste milieu entre un moyen motorisé et la marche à pied. C’est souvent un compromis rationnel. 


Quel est le secret pour que le vélo s’oublie ?


Chacun a sa recette…

Déjà, il faut s’écouter au début. Tout le monde peut voyager à vélo ! Ça ne sert à rien de vouloir faire 150km le premier jour si c’est pour être fatigué, blessé le lendemain.

Même après tous ces kilomètres, ça m’arrive de faire des journées à 30km et ça me procure beaucoup de plaisir.  

En commençant tranquillement, le corps s’habitue, s’accoutume à l’effort, et tout devient plus simple au fur et à mesure du voyage. 


La notion de confort est primordiale. Pour commencer, la selle est super importante. C’est toujours une bonne idée de tester sa selle (au quotidien, en vélotaf par exemple) avant un grand voyage. 


D’un point de vue conception nous avons beaucoup travaillé le confort. Plein d’éléments entrent en jeu : la géométrie, le matériau du cadre, le pneumatique...


Nicolas Bordeloup sur le touring 920


Quelle bonne surprise avez-vous vécue avec votre communauté de co-créateurs? 


Il y en a plein ! 


Sur les missions tests, nous avons invité des personnes de la communauté : nous les avons rencontré, présenté notre méthode de travail… certains sont devenus des ambassadeurs, certains nous aident sur la partie graphique par exemple. Il y a toujours des histoires géniales avec eux !

Ce qui m’a impressionné récemment, c’est quand j’ai demandé des feedbacks à la communauté sur nos sacoches de bikepacking. On a eu des retours complets, qualitatifs, pertinents… C’est la force de notre communauté, sur instagram en particulier. Nous ne sommes pas très nombreux, mais nous sommes passionnés et très engagés !

Nos ingénieurs, designers et chefs de produit se nourrissent de ces retours et ça les fait avancer… puissance 1000 !


Mais nous sommes allés encore plus loin, en invitant une douzaines de partenaires à partager avec nous leur vision à 10 ans de cette pratique sportive. Nous sommes en train de co-créer notre vision !


Qu’est-ce qui motive les co-createurs ?


Les gens qui sont là depuis un moment se rendent compte qu’ils sont réellement co-concepteurs de cette gamme puisque les retours qu’ils nous font ont un réel impact, visible.

C’est palpable. On a besoin de leurs retours et ils savent qu’on les prend en compte puisqu’ils retrouvent les produits plus tard en magasin !


Quelles ont été les grandes étapes du projet ?


1. L’écoute. Faire des interviews, plutôt longues, en face-à-face avec des voyageurs. Une centaine d’interviews de ce type ont été réalisées. Cela nous permet de cerner les motivations, les freins à la pratique, les sources de satisfaction et d’insatisfaction par exemple... Tout cela fait émerger un premier cahier des charges. 

2. Benchmark. Nous identifions ce que font nos concurrents, nous testons leur matériel. 

3. Conception & premier test. Nous concevons un premier cadre, recevons le premier prototype, et partons en mission test. Cette mission test permet d'accélérer le vieillissement du vélo, de lui faire encaisser un maximum de contraintes. 

4. Test ambassadeurs. Une fois les premiers prototypes éprouvés, nous les remettons en état et les envoyons à nos testeurs. Toutes les 3 semaines, ils nous font un retour sur ce qui s’est passé. On leur demande de nous raconter tout ce qu’ils ont pu observer, ressentir. Le contact avec eux est permanent, grâce au digital.

5. Finalement, après 4 années de développement et avoir reproduit ce cycle conception/test de nombreuses fois, notre gamme est terminée et correspond au mieux aux besoins de nos voyageurs ! 


Quelle est la plus longue distance parcourue / le plus grand voyage réalisé par un co-createur ?


Le plus grand c’est un tour du monde, qui n’a malheureusement pas été achevé à cause du covid… Cela faisait déjà 2 ans qu’il roulait ! C’est le projet Cyclean trip, ayant pour mission de ramasser les déchets trouvés sur la route. Il s’est depuis lancé dans un tour de France en ramassant des… masques chirurgicaux. Il s’appelle Florian, c’est un mec chouette, hyper engagé… (il a terminé ce tour le 29 octobre)


Il y a une somme d'aventures individuelles géniales autour de ce projet qui nous permettent d’avoir ces 500 000 kms parcourus en processus de co-creation.


L’ambassadeur Olivier Peyre (En route avec Aile) en test terrain


Et toi César, quel est ton meilleur souvenir avec ce vélo ?


L’hiver dernier, j’ai pris 3 mois de congé sans solde pour aller rouler. C’est important pour moi de continuer à voyager, même quand on a un boulot. Je rêvais du Maroc. Un ami m’a rejoint à Fez, puis on a filé vers l’Atlas. On avait une idée préconçue de ce qu’on allait voir : des tons très ocres, marrons, très rocheux. Alors qu’en réalité, c’était ultra varié ! Tous les jours des nouvelles couleurs, des nouvelles images… on était super isolés. On suivait la trace de l’Atlas Mountain Race, et un soir ou on en avait bien sué, on a bivouaqué au dessus d’un canyon… soleil couchant, lumière violette : c’était incroyable !


Grâce à ce vélo, le Riverside Touring 920, on a pu traverser du vrai désert, des dunes… je me souviens qu’on a aussi beaucoup poussé les vélos !

Ils permettent d’aller chercher un dépeuplement complètement grandiose...


On vous invite à consulter l’instagram de Riverside riche en belles histoires ! Les vélos seront disponibles à la vente d’ici la fin de l’année.

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